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Lire la Revue n° 877 en ligne

E hop, chaque premier de l'an une incrémentation s'effectue et on ajoute 1 au nombre d'années qui nous sépare du commencement de notre ère. Ce qui nous donne un total confortable de 2026 ans. Et voilà que comme par hasard un processus identique touche notre revue Reclams et qu'elle peut s'honorer d'atteindre son 877ème numéro. Numéro qui, vous le savez déjà, satisfera votre appétit de connaissances et surtout de lectures divertissantes. Ne nous quittons pas sans vous informer qu'une nouvelle rubrique traitant des mythes du monde viendra enrichir le contenu déjà fourni de votre revue. Et en guise d'illustration nous vous proposons d'aller jeter un coup d’œil sur le programme :

Conéisher, compréner la lenga

La negacion e los indefinits, determinants e pronomss, M. Romieu, p. 5

Léger un tèxte literari:

Quan lo primtemps en rauba pingorlada, M. Romieu, p. 11

Nòvas

Era arrestacion d’Arsèni Lupin, M. Leblanc, p. 19

Las cronicas del soscantoral, Á. Cunqueiro, p. 25

Malaja” de benjamin gomez, L. Grangèr, p. 31

Malaja (tròç), B. Gomez, p. 35

Peire, taulard de niça, L. Revèst, p. 45

Conjonccion efemèra, F. Vayrette-Péchali, p. 51

Plaça de la muda - maria valia, la muda, J.-M. Dordeins, p. 55

Tintas

Voi hèr era lei!, X. Gutiérrez Riu, p. 57

Per plana deu gave, J. Tisnèr, p. 59

Marcha a pè, Joan Albèrt L, p. 61

Plana, D. E. Hoursiangou, p. 63

A la perfin, E. Astièr, p. 65

Mites deu monde

Los ainos, A. Pèiraneras, p. 69

Actualitat

Lo roman de s. javaloyès "que t’enviarèi

tot lo men amor”, F. Vernet, p. 71

Actualitats literàrias, p. 75

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Articles en lecture libre

LES AÏNOUS

ANDRÈA PÈIRANERAS

 Nous vous proposons dans cette rubrique un petit tour parmi des peuples d'ailleurs pour découvrir quelques-uns de leurs mythes. Cette fois-ci les Aïnous. Leur nom signifie “humains”.

Les アイヌ ou Aïnous sont un peuple qui vit au nord du Japon, dans l'ile d'Hokkaïdo (et autrefois dans le nord-est d'Honshu) et dans l'Extrême-Orient de la Russie (Sakhaline et iles Kuriles). Il est très ancien, arrivé probablement 1000 ans avant celui qui constitue aujourd'hui la majorité des Japonais.

Les Japonais et les Aïnous eurent d'abord des relations commerciales et amicales, puis les Japonais cherchèrent, sans réussir, à envahir leur territoire dès le XIIIe siècle. Les Aïnous devinrent officiellement sujets de l'empereur au XIXe siècle.

Les Aïnous avaient une culture et une langue propres qui disparurent peu à peu, surtout par assimilation culturelle, et à cause de la politique centraliste menée par l'État japonais. En plus, des Japonais émigrèrent

et émigrent sur leur territoire, favorisant les échanges, le métissage et un mélange culturel. Ils seraient aujourd'hui j'entre entre 25 000 et 200 000 – aucun recensement n'a pas été fait parce que, aujourd'hui, ils sont fondus dans le peuple japonais.

Dans leur vision du monde, existaient six ciels et six enfers où vivaient les dieux, les démons et les animaux. Comme dans d'autres croyances, les dieux les moins importants vivaient au niveau des nuages et des étoiles et les démons vivaient en dessous, dans les ciels les plus bas. Dans le ciel le plus haut, vivait Tuntu, le dieu créateur, et ses serviteurs. Son royaume était entouré par un mur en métal et la seule façon d'y entrer était de passer par une grande porte en fer. Leur principale divinité de la montagne était représentée par l'ours et celle de l'océan pour l'orque. Les femmes chamanes communiquaient avec Kamuy-huci, la déesse du feu du foyer, pendant divers rituels.

 

Comme beaucoup de peuples, les Aïnous ont un mythe qui raconte la création du monde: Tuntu créa le monde, en fit un grand océan qui reposait sur le dos d'une truite gigantesque. Depuis, quand la truite

bouge, la terre tremble.

Un jour, Tuntu regarda ce monde d'eau et envoya un oiseau par-dessus l'océan qui fit tourner l'eau avec le souffle de ses ailes ; ainsi surgirent les iles.

Quand les animaux des cieux virent comme ce nouveau monde était beau, ils demandèrent à Tuntu la permission d'aller y vivre. Celui-ci accepta. Puis, Tuntu prit de la boue pour faire des corps, une branche de saule pour faire la colonne vertébrale et des herbes pour faire les cheveux. Ainsi il fabriqua les premiers Aïnous et depuis, à cause du saule, leur dos se plie avec l'âge.

Tuntu envoya sur terre Ainurakkur, le père et défenseur de l'humanité, un homme dieu, pour transmettre son savoir aux humains. Il enseigna aux hommes les arts de la chasse, de la pêche, de la cueillette, et aux femmes ceux de la cuisine et du tissage. Pour eux, il détruisit Famine avec sa lance d'armoise, puis il créa des troupeaux de cerfs et des bancs de poissons à partir de la neige sur ses raquettes.

Il épousa plusieurs femmes et eut de nombreux enfants. Quand il revint au ciel, auprès de Tuntu, les dieux remarquèrent qu'il sentait l'humain ; alors ils l'obligèrent à redescendre sur terre pour se purifier. Il se dépouilla de ses vêtements et de ses chaussures qui devinrent des écureuils.

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